Sénatoriales 2026
Après sa percée historique aux élections municipales, le mouvement La France insoumise s’engage dans les élections sénatoriales avec l’objectif de faire son entrée le 27 septembre prochain au Sénat. Si peu de listes insoumises ont été présentées aux élections municipales dans le département (seulement à Montpellier, Béziers et Lodève), plusieurs insoumis·es ont été élu·es sur des listes soit citoyennes, soit d’union avec le PCF et les Ecologistes,le plus souvent les deux (listes citoyennes avec participation des organisations politiques citées et affichées) ce qui fut le cas à Sète avec Nouvelles Pages Pour Sète, ou à Castelnau-le-Lez avec Ici et Ensemble Castelnau.
C’est d’ailleurs de Castelnau qu’est issue la tête de liste insoumise, Alexia Laforge. Suit sur la liste LFI, Antoine Bertrand (conseiller municipal et conseiller communautaire à Montpellier), Suzon Oliver (militante insoumise et syndicaliste à Clermont-l’Hérault), Pierre Blondeau (conseiller municipal à Saint-Pons-de-Thomières), Chantal Boller (conseillère municipale à Sète et communautaire à Sète agglopole méditerranée bassin de Thau) et Nicolas Farrié (conseiller municipal à Saint-Étienne-de-Gourgas). Cette liste reflète donc la diversité des territoires héraultais en rassemblant des candidat·es engagé·es dans la métropole montpelliéraine, le Bassin de Thau, le Cœur d’Hérault et les territoires de l’Ouest et des Hauts Cantons.
LFI : défendre la libre administration des communes
Côté programme, c’est clair et précis : les insoumis·es disent vouloir que le Sénat « retrouve pleinement sa vocation : défendre la libre administration des communes, leur autonomie financière et les services publics de proximité. » Pour cela, La France insoumise souhaite un renforcement durable des moyens accordés aux collectivités locales. Elle propose notamment : d’indexer la dotation globale de fonctionnement sur l’inflation afin de préserver les capacités d’action des communes ; de renforcer les services déconcentrés de l’État pour mettre une ingénierie publique à disposition des collectivités, notamment des plus petites, et de faire évoluer l’organisation territoriale avec de nouvelles régions, redessinées autour des bassins versants, afin de mieux répondre aux enjeux de la planification écologique et de la gestion de l’eau.
Bien entendu, les candidat·es déclarent porter « également les principaux combats nationaux de la France insoumise en faveur de la justice sociale et de la transition écologique, notamment l’abrogation des réformes qui nuisent aux Françaises et aux Français comme la réintroduction des pesticides initialement interdits en France ou la retraite à 65 ans. »
Crise institutionnelle, sociale et économique
Le rapport de force n’est apparemment pas en faveur de l’insoumission dans l’Hérault, d’autant que les voix de celleux qui « ont le cœur à gauche » sont sollicitées par de nombreuses listes ( liste PS-PCF, liste des Écologistes, listes divers gauche…).
Mais la liste LFI compte bien convaincre un maximum de grand·es électeur·trices à même de constater la crise institutionnelle, sociale et économique qui frappe les communes et leur population et les tirent vers toujours davantage de difficultés; des élu·es qui sont souvent très investi·es au service du bien commun et désireux·ses de voir émerger de réelles solutions en rupture avec les logiques régressives et austéritaires.
Avec l’étiquette LFI, les objectifs et les propositions sont mis sur table tout comme la volonté de passer à une 6e république plus apte à relever les défis de notre époque.
