Issanka, il est temps de se mobiliser !

Issanka, mobilisation pour protéger la ressource en eau et lutter contre le tracé du projet LNMP - Photo - JPV / PLURIELLE INFO
Issanka, mobilisation pour protéger la ressource en eau et lutter contre le tracé du projet LNMP - Photo - JPV / PLURIELLE INFO
Cette publication est la partie 1 de 14 articles dans la série Trains : la LNMP, ligne de tous les dangers ?

Trains : la LNMP, ligne de tous les dangers ?

Issanka, mobilisation pour protéger la ressource en eau et lutter contre le tracé du projet LNMP - Photo - JPV / PLURIELLE INFO

Issanka, il est temps de se mobiliser !

LGV LNMP : où en est-on ? - Photo - LAB_ PLURIELLE INFO

Année décisive pour la Ligne Nouvelle Montpellier-Perpignan : où en est-on ?

Carole Delga et Loïc Linarès dans l'Hérault - Photo - Archives PLURIELLE INFO 2025

Occitanie : une présidente ne devrait pas dire ça…

Fitou, atelier sur la traversée du massif des Corbières - Photo - JPV PLURIELLE INFO

À Fitou, la concertation sur la LNMP vire au référendum local contre le tracé Est

Ressource en eau, captage Issanka - Photo - JPV PLURIELLE INFO

Bassin de Thau : Issanka, le doute s’installe durablement

Concertation Viaduc de Poussan réunion publique - Photo - JP Vallespir

Poussan : en réponse à une tentative d’enfumage, la salle impose un débat de fond

Quais gare de Sète - Photo - PLURIELLE INFO

LGV : Sète Agglopôle Méditerranée suspend son financement ?

Rassemblement devant la gare de Sète pour dire halte à la LGV - Photo - IG / PLURIELLE INFO

Les oppositions à la ligne LGV Montpellier-Perpignan s’affirment dans leur diversité

Face à Carole Delga, l’opposition à la LGV se manifeste - Photo - Jean-Philippe Vallespir

Face à Carole Delga, l’opposition à la LGV se manifeste

Loupian réunion publique LGV Félix Caron Pierre Miraillès Loïc Linarès - Photo - PLURIELLE-INFO.

LGV Montpellier–Perpignan : chronique d’une catastrophe annoncée

Projet de LGV illustration du viaduc de Poussan - Photo - DR ALT

Les menaces du projet LGV viennent perturber la dernière ligne droite de la campagne des municipales

Eau ressource naturelle illustration - Photo - John Robertson

Eau potable d’Issanka : la ligne que la LGV n’aurait jamais dû franchir

Captage d'Issanka zone de la source principale et Loïc Linares au conseil d'agglo du 23 avril - Photo - PLURIELLE INFO

Source d’Issanka : le consensus LNMP se fissure-t-il à Sète Agglopôle ?

Thomas Brail avec le GNSA local sur le site d'Issanka - Photo - JPV PLURIELLE INFO

Issanka : avec Thomas Brail la contestation contre la LGV durcit le ton

Ils et elles étaient presque 200, le samedi 6 juin 2026, à marcher de Frescaly jusqu’au champ captant d’Issanka, là où jaillit l’eau qui nourrit Sète et le bassin de Thau. Parce que quoiqu’en dise le brouhaha politique, la future ligne à grande vitesse Montpellier-Perpignan LNMP et les projets d’aménagement qui l’accompagnent vont bousculer totalement l’équilibre écologique de ce site.

Quand un territoire s’apprête à passer sous un train, on a beau ergoter ou affiner ses éléments de langage, s’abriter derrière des experts, comme l’a fait Loïc Linarès, président de Sète Agglopôle, la réalité rattrape toujours les discours. Les terres disparaissent, les corridors écologiques se fragmentent, les nappes phréatiques deviennent plus vulnérables et les équilibres hydrologiques se dérèglent parfois pour des décennies. Corine Bance membre du GNSA n’hésite pas à qualifier la LGV, de projet « anachronique, écocidaire et climaticide, » et incite les habitant·es à se mobiliser pour protéger leur ressource en eau.

« Dites-le : aujourd’hui, c’est pas foutu ! » Pierre Miraillès

À Issanka, ce n’est pas seulement un paysage qui est en jeu. C’est une ressource stratégique : l’eau potable de dizaines de milliers d’habitants. Une lagune, une source ou une nappe ne se remplacent pas. Une fois dégradées, les réparations sont longues, coûteuses et parfois impossibles. Mais avant que ses dégâts ne se fassent, Pierre Miraillès, vice-président du collectif Alerte LGV Thau (ALT) le demande ainsi : « s’il vous plaît nous avons besoin de vous. Il faut autour de vous que vous interpelliez, que vous mobilisiez les gens. » Il dénonce « une machine de communication » de la Région Occitanie qui est « un vrai bulldozer. » Alors pour tous et toutes, il apparaît clairement ce 6 juin 2026, qu’il est temps de se mobiliser. Pour Pierre Miraillès, c’est le bon tempo : « dites-le : aujourd’hui, c’est pas foutu ! »

[VIDEO] Issanka, il est temps de se mobiliser !

Delga, le mutisme et l’arrogance du pouvoir

L’arrogance, la présidente du conseil régional en a déjà usé ainsi : « c’est la majorité qui s’exprime et qui décide », déclare-t-elle. De plus, Carole Delga reste capable de parler de « mensonges » et de laisse entendre que la contestation citoyenne serait d’emblée suspecte ou illégitime.

Ce que l’on apprend ce samedi à Issanka, c’est qu’elle est aussi capable de mutisme. L’influenceuse socialiste qui vante ses actions sur Instagram et qui lâche un budget de 280 000 euros pour faire de la communication de proximité sur sa gouvernance laisse une autre Carole sans réponse.

L’autre, c’est Carole Lopez, présidente de ALT : «  Madame Delga qui dit vouloir parler aux citoyens, vouloir être proche du territoire, je l’ai relancé plusieurs fois et j’ai eu des appuis de certaines personnes du territoire pour demander à Madame Delga de nous rencontrer, mais toutes ses réponses sont restées vides. On n’a pas de retour de Madame Delga. » Allo Delga ! Il n’y a personne ?… Idem du côté des services de la préfecture. « Aujourd’hui, nous sommes les vaches à lait qui regardent les trains passer, » lance Carole Lopez. Et quid des garanties concrètes pour l’amélioration et l’augmentation des TER du bassin de Thau ? Il n’y en a pas : « Aucun contrat ferme n’est signé », assure le collectif ALT, annonçant le dépôt d’un recours devant le tribunal administratif pour tenter de bloquer le lancement des travaux de la LNMP.

« il faut se réveiller avant que tout soit irréparable » Thomas Brail

« Il faut que les élus se mobilisent plus que nous. » Sur le champ captant d’Issanka, la colère des opposants à la Ligne nouvelle Montpellier-Perpignan (LNMP) ne retombe pas, devant ce projet « destructeur ». Pour Christophe Aucagne, membre du GNSA, les collectivités locales restent trop discrètes face à un dossier qu’il estime vital pour le territoire. « Il y a 14 communes sur le bassin de Thau, il devrait y avoir 14 communes mobilisées », lance-t-il, et il reproche à plusieurs élu·es d’avoir signé avant les élections la charte de l’association ALT contre la LGV sans poursuivre ensuite l’engagement politique et juridique.

Présent sur place, l’activiste Thomas Brail, Créateur du GNSA ( Groupe National de Surveillance des Arbres ) a relié la bataille d’Issanka à la crise climatique et à la question de l’eau. « Il ne faut pas négocier avec ça », martèle-t-il après les récents épisodes de chaleur. « On ne veut pas d’une ligne LGV qui relie deux grandes villes pendant que les habitants regardent les trains passer. » Si ici la bataille n’est pas encore perdue, Thomas Brail ajoute : « le deuil, on peut commencer à le faire aujourd’hui parce que les projets destructeurs, il y en a tous les jours, il faut se réveiller avant que tout soit irréparable. »

Jusqu’où un territoire peut-il sacrifier ses ressources vitales au nom de l’aménagement ?

Même inquiétude chez Henri Loison, président du Comité des Usagers du Bassin de Thau du Cycle de l’Eau. Pour lui, les forages prévus menacent directement une ressource stratégique alimentant « 60 à 70 % de la commune de Sète en eau potable ». Il appelle habitants et élus à sortir de l’attentisme : « Il faudrait que les institutionnels refusent ce projet qui ne répond pas réellement aux besoins du territoire et met en danger la biodiversité. »

Une poignée d’élu·es était présente dont Florence Sanchez, maire de Poussan, ou Gabriel Blasco et Véronique Calueba, le binôme appartenant à la majorité de Kléber Mesquida au conseil départemental. Derrière la promesse de la vitesse et du développement économique se dessine une question, plus inquiétante : jusqu’où un territoire peut-il prendre le risque de sacrifier ses ressources vitales au nom de l’aménagement ? Car lorsque l’eau devient l’enjeu du XXIe siècle, protéger Issanka n’apparaît plus comme un combat local. C’est une question d’intérêt général qui concerne déjà l’avenir de Sète et de tout le bassin de Thau.

Trains : la LNMP, ligne de tous les dangers ?

Année décisive pour la Ligne Nouvelle Montpellier-Perpignan : où en est-on ?

PUB...

MÉTÉO

🌤️
Météo locale
Localisation en cours...
--°C Chargement...
Ressenti : --°C Vent : -- km/h Humidité : --%
Données météo : Open-Meteo. La position reste traitée dans votre navigateur.

SÉLECTION DE LA RÉDACTION

Source d’Issanka le consensus LNMP se fissure-t-il à Sète Agglopôle

INSCRIPTION NEWSLETTER

Trains : LNMP, la ligne de tous les danger ?