À peine installé, Emmanuel Grégoire annonce un tournant. Dans un entretien au Parisien publié le 28 mars, le nouveau maire de Paris promet de diviser par deux les frais de représentation dès avril et de supprimer ceux des maires d’arrondissement. Une décision qui fait écho aux polémiques ayant marqué le mandat d’Anne Hidalgo.
En cause : des notes de frais pointées du doigt, dont près de 73 700 euros de dépenses vestimentaires révélées par Mediapart. Sur la période 2020-2024, environ 35 000 euros de frais de représentation ont été engagés, alimentant les critiques sur l’usage de ces enveloppes publiques.
Le cadre légal reste flou. Le Code général des collectivités territoriales autorise ces indemnités sans en préciser strictement les contours. Une latitude qui ouvre la porte à des dérives, malgré les rappels du ministère de l’intérieur et du Conseil d’État : les dépenses doivent être justifiées et liées à l’intérêt de la collectivité.
À Paris, ces frais sont plafonnés à 19 720 euros pour le maire. Emmanuel Grégoire propose de ramener ce montant à 9 860 euros et d’instaurer des règles “extrêmement strictes”, avec en ligne de mire un objectif : restaurer la transparence et rompre avec les pratiques douteuses.




