À Frontignan, une page industrielle se tourne. Les 11 hectares de l’ancienne raffinerie Exxon Mobil ont été officiellement restitués à la Ville le 27 mai 2026, après plusieurs années de dépollution et de réhabilitation. Un chantier compliqué marqué par des nuisances à traiter, des contraintes techniques importantes et même la découverte d’une bombe de la Seconde Guerre mondiale en février 2025.
Malgré ces difficultés, les travaux ont été achevés dans les délais et sans accident, ont souligné les entreprises en charge du chantier. Ce vaste terrain, situé en cœur de ville, doit désormais accueillir un nouveau quartier mêlant future gare, pôle d’échange multimodal, activités économiques, espaces publics, loisirs et, à terme, des logements.
La future gare, attendue vers 2028-2029, sera le premier chantier lancé avec la création d’un passage souterrain. L’ancien bâtiment administratif de la Mobil sera conservé et pourrait accueillir des services pour les voyageurs ainsi qu’un restaurant.
Le site reste juridiquement limité à des usages industriels, enfin pour le moment. Des études complémentaires sont encore nécessaires avant d’autoriser des activités culturelles, tertiaires ou résidentielles. La municipalité dirigée par le socialiste Michel Arrouy veut cependant faire de cette friche un exemple de reconversion urbaine afin d’éviter l’artificialisation de nouveaux terrains.
Plusieurs entreprises auraient déjà manifesté leur intérêt pour s’y installer. Les élu·es locaux voient dans cette opération un modèle de réutilisation des friches industrielles sur le bassin de Thau, où plusieurs dizaines d’hectares restent encore à reconvertir.



