Montpellier : 15 000 manifestant·es : « Un grand merci à cette jeunesse qui a su lancer ce mouvement social historique » Stéphane Audebeau

Prise de parole des syndicats le 5 novembre 2026 « la colère doit devenir une force, la mobilisation, une victoire ! » - Photo - JPV PLURIELLE INFO
Prise de parole des syndicats le 5 novembre 2026 « la colère doit devenir une force, la mobilisation, une victoire ! » - Photo - JPV PLURIELLE INFO
Présidentielle 2027 1er tour Dimanche 18 avril 2027
dans 163 jours

« Un grand merci à cette jeunesse qui a su lancer ce mouvement social historique. » Ce jeudi 5 novembre, avec les 15 000 manifestant·es annoncé·es à Montpellier, Stéphane Audebeau, co-secrétaire départemental de la FSU 34, a salué le rôle déterminant des lycéens et des étudiants dans la mobilisation sociale.

Malgré la pluie, les salariés, les retraités et les jeunes ont répondu à l’appel intersyndical. Une convergence que les organisations entendent prolonger pour peser sur les choix budgétaires du gouvernement. FO annonce un préavis de grève qui a débuté le lundi 2 novembre jusqu’au 31 décembre 2026.

« La colère doit devenir une force, la mobilisation doit devenir une victoire ! » Mathieu Guy, secrétaire de la CGT 34, donne le ton de cette journée de grève à Montpellier. Plus de 15 000 participant·es annoncé·es dans le cortège, 3 200 selon Chantal Mauchet préfète de l’Hérault, la mobilisation confirme la convergence entre une jeunesse à l’origine du mouvement et des salarié·es qui entendent désormais peser sur les choix budgétaires du gouvernement.

[VIDEO] « La colère doit devenir une force, la mobilisation doit devenir une victoire ! » Mathieu Guy

« Une journée à nouveau historique », s’est félicité Stéphane Audebeau. La météo n’aura pas découragé les manifestant·es, mobilisés également à Béziers, Sète et dans plusieurs communes de l’Hérault. Pour le responsable syndical, l’ampleur du mouvement démontre que la contestation ne faiblit pas.

La jeunesse au cœur de la convergence

C’est à la jeunesse que le syndicaliste de la FSU a rendu hommage. Depuis plusieurs semaines, lycéens et étudiants multiplient les mobilisations contre la dégradation de leurs conditions d’études, le manque de moyens et la sélection universitaire. Leur mouvement a trouvé un prolongement dans les revendications des salariés et des organisations syndicales.

« La jeunesse ne demande pas des privilèges. Elle demande simplement de pouvoir étudier, se former, travailler et vivre dignement », a rappelé Mathieu Guy, secrétaire de la CGT 34.

Classes moins chargées, personnels supplémentaires, établissements entretenus, lutte contre la précarité étudiante : les revendications rejoignent celles des personnels de l’Éducation nationale. Stéphane Audebeau a notamment réclamé la fin de la sélection universitaire via Parcoursup, l’abrogation de la réforme Blanquer et des investissements massifs dans les bâtiments scolaires. Pour la FSU, l’école publique doit permettre de combattre les inégalités sociales et garantir l’émancipation de chacun.

Le budget 2027

La mobilisation intervient alors que le budget 2027 n’est toujours pas adopté. Pour les syndicats, les arbitrages restent donc à combattre. « Les travailleuses et les travailleurs refusent de payer une facture qui n’est pas la leur », a lancé Mathieu Guy, dénonçant la hausse du coût de la vie et la stagnation des rémunérations. La CGT met en avant plus de 200 milliards d’euros d’aides publiques annuelles aux entreprises et plus de 60 milliards d’euros distribués aux actionnaires du CAC 40 au premier semestre.

« Le problème, ce n’est pas le manque de richesse, c’est sa répartition », a défendu le responsable syndical. Augmentation des salaires et des pensions, financement des hôpitaux, de l’école et des services publics : les organisations réclament une autre utilisation des ressources publiques.

Les libertés publiques au cœur de la mobilisation « une bascule autoritaire très inquiétante »

Après les interdictions de manifester et les dispositifs policiers déployés ces dernières semaines à Montpellier, Stéphane Audebeau a également dénoncé une « bascule autoritaire très inquiétante ». Arrêtés préfectoraux, éloignement des cortèges des centres-villes, surveillance par drones et hélicoptères, interpellations : le responsable de la FSU a dénoncé les restrictions des libertés publiques. « La démocratie française est en danger. Nous ne laisserons pas faire », a-t-il averti. Mathieu Guy a lui aussi rappelé que « les réponses policières ne peuvent remplacer les réponses sociales et politiques ».

Une mobilisation appelée à durer

Pour les organisations syndicales, cette journée du 5 novembre ne doit pas rester sans lendemain. La mobilisation de la jeunesse, désormais rejointe par les salariés et les retraités, ouvre une nouvelle séquence de contestation sociale.

« C’est maintenant qu’il faut faire évoluer le rapport de force », a insisté Mathieu Guy, alors que les débats budgétaires se poursuivent.

Stéphane Audebeau a conclu sur la détermination des manifestants à poursuivre le combat pour les salaires, l’éducation, les services publics et les libertés. À Montpellier, les syndicats revendiquent 15 000 participant·es malgré la pluie. Et leur message politique est désormais commun : la jeunesse a lancé le mouvement, les travailleurs l’ont rejoint, et Emmanuel Macron doit maintenant compter avec cette convergence. Juste une question au Président pour quelques mois : « Ami, entends-tu les cris sourds du pays qu’on enchaîne ? »

Compte à rebours Présidentielle 2027 · 1er tour
000jours
00heures
00min
00sec
Dimanche 18 avril 2027 · ouverture des bureaux de vote à 8h

PUB...

MÉTÉO

🌤️
Météo locale
Localisation en cours...
--°C Chargement...
Ressenti : --°C Vent : -- km/h Humidité : --%
Données météo : Open-Meteo. La position reste traitée dans votre navigateur.

SÉLECTION DE LA RÉDACTION

Source d’Issanka le consensus LNMP se fissure-t-il à Sète Agglopôle

INSCRIPTION NEWSLETTER

Trains : LNMP, la ligne de tous les danger ?