Brutale arrestation d’une infirmière scolaire à Montpellier : signalement au procureur de la république

Lundi 2 novembre au matin devant le lycée Jean Monet de Montpellier, l’infirmière scolaire de l’établissement a été violemment interpelée par les CRS pour fait supposé « d’outrage et rébellion ».

Filmée, la scène a été largement diffusée sur les réseaux sociaux, soulevant l’indignation dans toute la France. L’infirmière de 53 ans est ressortie quelques heures plus tard du commissariat sans la moindre charge contre elle. Pourquoi a-t-elle été arrêtée si aucun délit ne peut lui être imputé ?

Sitôt informé·es des conditions de cette arrestation, trois député·es insoumis·es dont les deux député·es de l’Hérault Nathalie Oziol et Sylvain Carrière, (le 3ème étant Thomas Porte le député de Seine-Saint-Denis), ont saisi le procureur de la république, Thierry  Lescouarc’h, au titre de l’article 40.

Dans ce courrier, ielles mentionnent que sur la vidéo qui circule, on voit distinctement « cette femme être projetée au sol par un policier, plaquée face contre terre puis menottée. Les images diffusées soulèvent de sérieuses interrogations quant aux conditions dans lesquelles cette interpellation a été conduite et à la nécessité, comme à la proportionnalité, de l’usage de la force auquel il a été procédé« .

Ielles précisent qu’en « sa qualité d’infirmière scolaire de l’établissement, sa présence aux abords du lycée pourrait notamment s’inscrire dans le cadre de ses fonctions professionnelles et de sa volonté de préserver la sécurité et l’intégrité physique des élèves« , ce qui a été contesté en réponse par la Préfète de l’Hérault qui ne voit que la participation à un blocage. Rappelant que « l’exercice de l’autorité publique s’accompagne d’exigences particulières de légalité, de nécessité et de proportionnalité », les trois parlementaires demandent à ce que toute la lumière soit faite sur les conditions de cette arrestation manifestement brutale et sans motif apparent.

 

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