L’antiterrorisme pour empêcher de manifester : des avocats dénoncent un détournement de la loi

Des militants antifascistes et écologistes ont été assignés à résidence pour les empêcher de participer aux manifestations du 31 octobre. Selon l’AFP, ces mesures, prises au nom de la prévention du terrorisme, concernent notamment des étudiants et des agriculteurs, pour la plupart sans antécédents judiciaires.

À Belfort, un manifestant a reçu vendredi soir l’interdiction de quitter son village, assortie d’un pointage quotidien à la gendarmerie.

Les avocats dénoncent l’utilisation des mesures individuelles de contrôle administratif et de surveillance (Micas), normalement réservées à la prévention du terrorisme. Les décisions reposeraient notamment sur des notes anonymes du renseignement.

« C’est à la personne concernée de contester la décision, de prouver qu’elle n’est pas “dangereuse” », dénonce l’avocate Mathilde Lanté.

Sollicité par l’AFP, le ministère de l’Intérieur n’a pas communiqué le nombre de personnes concernées.

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