Après avoir noyé les manifestant·es sous une pluie de grenades LBD et de lacrymo faisant plus de 200 blessé·es dont quatre très grièvement, l’Etat est désavoué encore une fois par un tribunal administratif
La cour administrative d’appel de Bordeaux vient d’annuler ce mercredi 18 décembre l’autorisation environnementale délivrée en 2017 pour quatre méga-bassines du marais poitevin, et notamment celle de Sainte-Soline car elles menacent une espèce d’oiseau protégée. « L’eau stockée » à la date de décision dans la réserve de Sainte-Soline, la seule des quatre dont la construction est achevée, pourra néanmoins être utilisée cet été « par les agriculteurs raccordés », sans toutefois « donner lieu à un nouveau remplissage », a précisé la cour.
Particulièrement symbolique, cette décision de la cour administrative d’appel de Bordeaux s’ajoute à une tendance générale. En janvier 2023, la Cour d’Appel de Bordeaux avait annulé l’autorisation du projet de retenues de substitution en Charente-Maritime, tandis qu’en février, l’utilisation de cinq mégabassines déjà construites dans ce département avait été interdite par le Conseil d’État. Le tribunal administratif de Poitiers a également annulé, en octobre de la même année, deux projets de 15 retenues d’eau en Poitou-Charentes.
La suite de cet article est réservée aux abonné.es.
Accédez à la suite de l’article
Tous les articles restent en libre accès pendant 7 jours après leur publication. Au-delà, leur lecture intégrale est réservée aux abonné.es. L’abonnement est gratuit.
