Marine Le Pen est condamnée en appel à 100 000 euros d’amende et à trois ans de prison.
La cour d’appel confirme la culpabilité de Marine Le Pen pour détournement de fonds publics et complicité. Elle est condamnée à trois ans de prison, dont deux avec sursis, et un an ferme aménageable sous bracelet électronique.
Sa peine d’inéligibilité est fixée à 45 mois, dont 30 avec sursis. Elle pourra donc se présenter à l’élection présidentielle de 2027.
Après la peine de prison sous bracelet, la peine d’inégibilité avec sursis, nouvelle déclinaison de l’adage « selon que vous serez puissant ou misérable, les jugements de cour vous rendront blanc ou noir« , en tous cas, même si vous êtes coupable de faits graves comme le détournement de 4,4 millions d’euros, habilité·e à briguer la plus haute fonction de la république.
Dix autres membres du Rassemblement National sont également condamnés : quatre ex-députés européens (Bruno Gollnisch, Fernand Le Rachinel, Louis Aliot et Nicolas Bay) ; cinq anciens assistant·es parlementaires (Catherine Griset, Guillaume L’Huillier, Julien Odoul, Timothée Houssin et Jeanne Pavard). Cette dernière avait interjeté appel, mais s’est désistée le 22 octobre 2025, rendant la décision de première instance définitive à son égard. Et enfin, le comptable et le trésorier du parti, Nicolas Crochet et Wallerand de Saint-Just.



