L’étrange profil du nouveau député RN de la 7e circonscription de l’Hérault

Bernard Chaumeil député RN de la 7e circonscription de l’Hérault - Photo - FB ALDL
Bernard Chaumeil député RN de la 7e circonscription de l’Hérault - Photo - FB ALDL

Le député Rassemblement National Aurélien Lopez-Ligori ayant été élu maire d’Agde, c’est son suppléant qui va le remplacer sur les bancs de l’Assemblée nationale : Bernard Chaumeil, fraîchement élu conseiller municipal à Marseillan sur la liste d’un maire, Yves Michel, condamné à l’inéligibilité en première instance.

Drôle de bonhomme que ce Bernard Chaumeil dont on découvre le parcours sinueux dans les colonnes d’Hérault Tribune en des termes plutôt élogieux : « L’homme de 67 ans n’est pas un novice de la politique. De Montfermeil au Plessis-Robinson, du RPR de Charles Pasqua au Parti radical de Jean-Louis Borloo en passant par l’UDI, Bernard Chaumeil s’est forgé une expérience politique solide et une vision du mandat claire, issue de ses années en cabinet : « L’élu ne doit jamais s’imaginer sur-citoyen. Il doit être un citoyen avec un devoir d’exemplarité fort. Un citoyen avec plus de devoirs que les autres. » Une philosophie qu’il rattache aussi à son éducation et à son passage par le scoutisme : « Ça m’a donné des valeurs solides, pas faites sur du vent » relate l’auteur de l’article.

Sans doute Bernard Chaumeil a-t-il dû donner quelques coups de canif dans ces beaux principes, car le média « La pieuvre du midi » analyse de plus près son « nomadisme politique ». Par exemple, après avoir été maire adjoint au Plessis-Robinson, il serait parti à l’assaut de la mairie de Dourdan en 2014 à la tête d’une liste UMP dont il avait du se retirer à quatre jours du scrutin, non seulement parce qu’il était «radié de la liste électorale faute d’une domiciliation conforme à la législation », mais pire encore, parce qu’il était sous le coup d’un arrêt de la Cour d’appel de Versailles de 2012 lui interdisant « de diriger, de gérer, administrer ou contrôler une entreprise… et toute personne morale pour une durée de 5 ans ».

Le Parisien du 20 mars 2014 fait part de la stupeur de ses colistiers : « « Nous, colistiers de Bernard Chaumeil, ne comprenons surtout pas comment il a osé nous proposer son aide en connaissant l’arrêt prononcé par la cour d’appel, tranche le maire sortant. Quand nous l’avons appris le week-end dernier, nous avons tous été abasourdis, et la plupart se sentent trahis. Si la justice lui interdit de gérer une association de dix personnes, comment a-t-il pu penser pouvoir gérer Dourdan ? C’est contraire aux valeurs et à l’éthique que nous voulons véhiculer. »

Comme si ce n’était pas assez, on découvre également qu’il a été directeur de cabinet à la mairie de Montfermeil en Seine Saint Denis, la ville des Misérables de Victor Hugo et du film de Ladj Ly, connue pour avoir pratiqué en toute illégalité pendant plusieurs années dans la décennie quatre-vingts les interdits d’école pour les enfants d’immigrés.

Lourd passé donc pour ce sexagénaire qui veut se faire passer pour un sage n’aspirant qu’à jouir de sa retraite. Le fait qu’il ait accepté d’être suppléant d’Aurélien Lopez-Ligori et colistier d’un maire condamné par la justice ne fait que confirmer le profil d’un singulier carriériste.

PUB...

MÉTÉO

🌤️
Météo locale
Localisation en cours...
--°C Chargement...
Ressenti : --°C Vent : -- km/h Humidité : --%
Données météo : Open-Meteo. La position reste traitée dans votre navigateur.

SÉLECTION DE LA RÉDACTION

Source d’Issanka le consensus LNMP se fissure-t-il à Sète Agglopôle

INSCRIPTION NEWSLETTER

Trains : LNMP, la ligne de tous les danger ?