Conformément à l’article 13 de la loi du 29 juillet 1881 sur la liberté de la presse, nous publions ci-dessous, dans son intégralité, le droit de réponse de Silvain Pastor, adressé à la suite de notre article intitulé : L’ancien maire de Sète multi-condamné encore et toujours protégé : jusqu’à quand ?
« Loin de l’attitude juvénile dénigrante que vous me prêtez, c’est de façon tout à fait réfléchie et assumée que j’ai décidé en séance de ne pas me soumettre, comme d’autres, à l’injonction illégale du maire de Sète de me retirer au moment du débat et du vote concernant le point 20 inscrit à l’ordre du jour.
D’abord, en aucun cas il n’est possible pour le président de séance d’une assemblée d’imposer le déport d’un de ses membres, a fortiori après n’avoir pas répondu précisément à sa demande de justification pour cela, et encore moins en lui interdisant d’exprimer toute contradiction, comme cela a été le cas.
Ensuite, le déport est prévu pour éviter les conflits d’intérêts. Or, il n’y a aucun sens à considérer que défendre les intérêts de la collectivité dont on est l’élu en s’opposant à l’octroi d’une coûteuse protection fonctionnelle relève de la défense d’un intérêt personnel, quand bien même on ferait partie des quelque 150 plaignant-es contre la personne concernée, en l’occurrence M. Commeinhes. C’est une hypothèse d’école puisque le maire inscrit toujours un point à l’ordre du jour en sachant très bien à l’avance qu’il dispose d’une majorité pour le faire adopter, mais en aucun cas le refus de cette protection n’aurait en outre empêché M. Commeinhes de se défendre devant les juges. Les liens qui l’unissent à Monsieur Marquès et nombre des membres de sa majorité municipale pourraient tout autant à l’inverse être vus dans ce cas comme à l’origine de conflits d’intérêts pour aboutir à lui verser, indûment à mon sens, de l’argent public. »

