« Réduire nos déficits » : en 2017, c’était dans le programme d’Emmanuel Macron, au nom d’un « devoir à l’égard des générations futures ». Neuf ans plus tard, la promesse a pris un sérieux coup de vieux.
La dette publique est passée de 2 218 milliards d’euros fin 2017 à 3 536 milliards au premier trimestre 2026, selon l’Insee : près de 1 320 milliards supplémentaires.
Un bilan encombrant au moment où s’ouvre la campagne présidentielle de 2027. Car parmi ceux qui promettent désormais de remettre les comptes publics au carré figurent deux anciens Premiers ministres d’Emmanuel Macron. Gabriel Attal fait de la dette un axe de sa campagne et promet le « zéro déficit » en dix ans. Édouard Philippe défend lui aussi une réduction de la dépense publique.
Tous deux vont donc devoir résoudre une communication politique plus que délicate : convaincre qu’ils peuvent redresser des comptes publics dont ils dénoncent aujourd’hui l’état, sans pouvoir totalement dissocier leur candidature des années Macron auxquelles ils ont participé au premier plan.
En campagne, le procès en continuité budgétaire risque de devenir une vraie faille temporelle : comment promettre en 2027 de réparer ce que l’on promettait déjà de réparer en 2017 ?
