Après les frasques aoûtiennes du maire de Béziers défilant derrière la vierge Marie et se vantant « d’aimer la messe« , c’est au tour de la mairie de Sète de se faire recadrer pour ses entorses répétées à la loi du 9 décembre 1905 sur la laïcité.
Car à Sète aussi, les événements festifs sont de plus en plus associées à des rituels religieux. Messe au théâtre de la mer lors d’Escale à Sète, procession et messe pour la Saint Pierre, rebelote à la Saint-Louis avec toujours le maire et ses adjoints aux avant-postes.… La Libre Pensée de Sète Bassin de Thau fait un rappel à l’ordre républicain après avoir lu dans la presse locale que le 25 août, lors de la grand messe, se trouvaient « au 1er rang le conseil municipal au complet et les élus de tous bords »… ce qui n’est pas tout à fait vrai puisque tous les élus n’ont pas en réalité participé à cette messe.
La Libre pensée tient à rappeler que « les Joutes n’ont pas toujours servi de prétexte à une célébration religieuse, en l’occurrence une messe, que cette atteinte à la loi de la République n’existe que depuis la volonté politique d’un maire de droite qui décida d’introduire une confusion entre le « culturel et le cultuel ». Confusion qui ne trompe pas les citoyennes et citoyens vigilants à défendre la stricte neutralité de l’Etat, des élus de la République conformément à la loi du 9 décembre 1905 qui stipule en son article 1er « La République assure la liberté de conscience » et en son article 2ème « La République ne reconnaît ni ne salarie aucun culte » .
La Libre Pensée demande dans son communiqué à ce que la municipalité cesse cet amalgame et conclut « Si certains élus politiques sont nostalgiques et rêvent de «réparer le lien entre la République et l’Eglise Catholique» , qu’ils apprennent qu’il n’existe plus depuis 1905. »



