À Lattes, l’abattage de plusieurs arbres matures dans la cour de l’école de Port Ariane alimente la polémique. Dans un communiqué diffusé ce mardi par Stéphane Herb responsable du GL Mosson Les Ecologistes, la question de la cohérence d’un chantier présenté comme la création d’une « cour oasis » inquiète, alors que les épisodes de fortes chaleurs se multiplient depuis le début de l’été.
Pour l’écologiste, la disparition de ces arbres prive immédiatement les élèves d’une protection naturelle contre les températures élevées. Ils rappellent qu’un arbre mature apporte ombre, fraîcheur et biodiversité, tandis que les jeunes plantations nécessitent plusieurs décennies avant d’offrir des bénéfices comparables.
Stéphane Herb estime que les enfants concernés par la prochaine rentrée ne pourront pas profiter des effets attendus des futures plantations et dénonce une approche de l’adaptation climatique davantage tournée vers « l’affichage » que vers l’efficacité immédiate.
Un diagnostic phytosanitaire ?
Les signataires demandent au maire, Cyril Meunier, et à son équipe d’expliquer les raisons de cet abattage. Ils souhaitent notamment savoir si un diagnostic phytosanitaire le justifiait, si le maintien des arbres a été étudié et quelles solutions permettront d’assurer un niveau d’ombrage suffisant dès la rentrée de septembre. Iels réclament également la communication des études techniques, des plans du projet et du programme de replantation.
Avec la répétition des vagues de chaleur, cette décision relance plus largement le débat sur la place des arbres existants dans les politiques d’adaptation des établissements scolaires au changement climatique. Pour Stéphane Herb : « les habitant·es sont en droit d’attendre une politique cohérente, qui protège réellement les enfants des vagues de chaleur plutôt qu’une communication environnementale démentie par les actes. »
