Elles collent des messages féministes, antifascistes et LGBT+ sur les murs des Pyrénées-Orientales. Elles agissent de nuit, en groupe, parfois sous tension, pour reprendre symboliquement possession de l’espace public.
Derrière ces affiches et slogans apparus ces dernières semaines à Perpignan, Elne ou Collioure, se cachent les « Gisèles 66 », un collectif féministe intersectionnel né dans le sillage des dernières municipales.
Pourquoi ces jeunes femmes ont-elles décidé de passer à l’action ? Que disent leurs collages sur le climat politique local ? Entre colère, humour militant et réappropriation de la rue, le reportage de Mona Bru pour Made in Perpignan suit une nuit entière de collage à Elne, après le retrait des symboles LGBT+ par le maire Steve Fortel.
Un récit de terrain sur une génération qui refuse de disparaître des murs et du débat public.




