Éducation nationale : grève contre les suppressions de postes sur fond de choc démographique

Entre 10 et 30 % des enseignants du primaire étaient en grève mardi 31 mars, selon les syndicats, pour dénoncer les suppressions de postes et les fermetures de classes prévues dans le budget 2026. La mobilisation a également touché le secondaire, sans chiffre consolidé. À Paris, plusieurs élus de gauche ont rejoint les cortèges.

Au cœur du conflit : 4 000 suppressions de postes, dont 3 256 dans le public. Le gouvernement les justifie par la chute démographique, avec 150 000 élèves attendus en moins à la rentrée. Le ministre de l’Éducation nationale, Édouard Geffray, évoque un ajustement limité à 0,5 % des effectifs.

Les syndicats dénoncent un « alibi démographique » et alertent sur une dégradation des conditions d’apprentissage. Si la baisse du nombre d’élèves pourrait améliorer le taux d’encadrement, les fermetures de classes ravivent les tensions, notamment dans les territoires ruraux, où elles fragilisent l’équilibre des écoles et des communes.

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