À Montpellier, la séquence électorale n’est pas tout à fait refermée. L’humoriste Rémi Gaillard, candidat aux municipales, engage ce qu’il présente comme une ultime bataille judiciaire. Vendredi 27 mars, il a déposé un recours devant le tribunal administratif pour contester la régularité du scrutin.
En cause : la non-distribution de sa profession de foi à une partie des électeurs. Par la voix de son avocate, Me Juliette Péchier, le candidat évoque un « dysfonctionnement de l’État » portant atteinte à la sincérité du vote. Selon elle, 466 témoignages d’électeurs ont été recueillis en une semaine, via des attestations Cerfa accompagnées de pièces d’identité. D’autres anomalies sont également signalées, certains électeurs ayant reçu des documents du premier tour dans les enveloppes du second.
En théorie
L’argumentaire repose sur un point clé du contentieux électoral : l’égalité d’information entre candidats. Si ces manquements étaient avérés et jugés déterminants, ils pourraient, en théorie, justifier une annulation du scrutin. La juridiction administrative dispose désormais de deux mois pour trancher.
Rappel : Le 10 mars, Rémi Gaillard avait obtenu en référé la validation de sa profession de foi, initialement rejetée par la commission de propagande. Reste désormais à démontrer que sa diffusion a bien été compromise, une condition essentielle pour transformer cette contestation en véritable levier juridique.
