L’alignement est saisissant. À peine l’élection de Bally Bagayoko actée, le maire de Montpellier Michaël Delafosse prête sa voix au bruyant concert de bashing contre lui. Sous quel motif ? la désarmement progressif de la police municipale. Jordan Bardella affirme en parallèle une « mise en danger des agents de police municipale par les nouveaux maires LFI.«
Réflexe pavlovien, argumentaire approximatif, et surtout confusion entre postures politiques et réalité de terrain. Le message de Delafosse sur X en dit long : « Il n’y a visiblement rien de plus urgent pour un Maire LFI que de désarmer sa Police municipale… ». Même séquence, Jordan Bardella pousse la logique plus loin, sans détour : « Au vu de la mise en danger des agents de police municipale par les nouveaux maires LFI […] les communes RN sont prêtes à accueillir ces fonctionnaires. » Même point de départ : LFI comme menace. Même levier : la sécurité. Même promesse : protection et autorité. La différence tient au degré, pas à la mécanique.

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