Il y a, dans l’entretien sur Radio Nova, quelque chose de plus instructif qu’un simple portrait de vainqueur. Bally Bagayoko n’y parle pas seulement de son ascension. Il y expose déjà une doctrine de maire. Et, au fond, une certaine idée de la responsabilité politique.
Le nouveau maire insoumis de Saint-Denis ne se présente ni comme un accident électoral ni comme une figure fabriquée par la séquence médiatique. Il se raconte comme la poursuite d’un long apprentissage local, commencé dans le tissu associatif, notamment sportif, prolongé dans les responsabilités municipales puis départementales, avant d’aboutir à la conquête de la mairie. Cet ancrage n’est pas un détail de biographie. C’est la clé de sa légitimité politique : Bally Bagayoko ne revendique pas seulement une victoire, il revendique une connaissance vécue du territoire qu’il administre désormais. Depuis le 21 mars 2026, il dirige une ville devenue la deuxième d’Île-de-France par sa taille après sa fusion avec Pierrefitte-sur-Seine.
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