Agde et Sète, les héritiers gênants ou gênés ?

Sébastien Frey Hervé Marquès Pascal Pintre - Photo - DR
Sébastien Frey Hervé Marquès Pascal Pintre - Photo - DR

Quand un maire sortant paraît « plus en danger » face aux urnes que ses homologues, ce n’est pas toujours une question de bilan : c’est souvent une question de légitimité politique.

Dans plusieurs villes, l’édile en place n’a pas conquis la fonction par un scrutin « sur son nom », mais a hérité du fauteuil à la suite d’un choc (judiciaire, politique, humain). Résultat : il doit, en quelques mois, construire une incarnation, un récit et une autorité, tout en portant l’ombre du prédécesseur, une ombre pire qu’un fantôme.

En Agde, Sébastien Frey arrive ainsi après la démission de Gilles d’Ettore, empêtré dans « l’affaire de la voyante ». Frey est élu maire par le conseil municipal lors d’une séance exceptionnelle le 7 juin 2024, avec 27 voix sur 34. Mais l’onde de choc judiciaire ne s’est pas dissipée : d’Ettore, mis en examen (notamment pour corruption, détournement de fonds et prise illégale d’intérêts), continue de polariser la vie locale, au point d’avoir été réincarcéré en janvier 2026 pour non-respect de son contrôle judiciaire. Dans ce contexte, le précaire et « nouveau » maire peut être perçu comme le produit d’une majorité en crise, plus qu’un choix populaire.

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