Aujourd’hui le Corum de Montpellier accueille l’autrice du livre « Pour une politique de l’amitié » qui a défrayé la chronique de la fin de l’été et fait paniquer tous les médias réactionnaires sur l’hypothèse que l’organisation sociale puisse sortir des modèles de la famille mononucléaire et de l’entreprise.
Que n’a-t-on entendu de sottises et de caricatures à la publication le 27 août du livre de Clémence Guetté « Pour une politique de l’amitié » ? Alors qu’elle a eu l’audace d’expliquer sur France Inter que la famille traditionnelle et le couple hétérosexuel étaient« survalorisés » et associés à une vision politique de droite, son essai a été très vite réduit à ce seul préambule.
Le JDD a présenté ces propos sous le titre “Extrême droitisation de la société : les propos de Clémence Guetté sur la famille suscitent un tollé ». Le journal rapporte notamment les réactions de l’avocat Léonard Zerbib — « Bientôt, respirer, ce sera être un fasciste pour La France insoumise » — et de Thibault de Montbrial, qui ironise sur l’idée que la famille traditionnelle serait une « forme d’extrême droitisation » ce qui n’était évidemment pas ce qu’a dit Clémence Guetté. Autre variante de la caricature de ses propos « aimer son enfant, c’est d’extrême droite », « la dernière lubie de la gauche totalisante »(Le Point), « Clémence Guetté : politiser l’amitié pour mieux dissoudre la famille» (JDD) « Guetté veut étatiser l’amitié » … etc.
La campagne polémique a été telle que le média Arrêt sur images a consacré un article à cette réception hystérisante, sous le titre « Politiser l’amitié : l’impossible débat médiatique ». Clara Barge y constate que les propositions de Guetté — notamment le « Pacs amical » et le congé de deuil pour un ami — ont été largement tournées en dérision par les médias réactionnaires – sans que soi sérieusement analysés le contenu et la portée de son essai.
Tout y sera passé donc pour ridiculiser la proposition de la jeune députée insoumise d’adapter les lois à l’évolution de la société et d’y valoriser des modèles d’organisation plus enclins à l’entraide, la solidarité et le partage. Ce que propose en réalité Clémence Guetté, c’est lancer le débat pour l’ouverture de nouveaux droits, une sorte de déclinaison sur le champ particulier des relations interpersonnelles du «tous ensemble» plutôt que du «chacun pour soi» selon la formule chère à Jean-Luc Mélenchon. Belle occasion ce soir pour en débattre.
Salle du Belvédère au Forum – vendredi 18 septembre à 19 heures
Présentation- dédicace avec la Librairie l’Opuscule
