Des robes noires dans la rue, des audiences suspendues et un mot d’ordre inédit : « justice morte ». Lundi 13 avril 2026, des milliers d’avocats se sont mobilisés partout en France contre un projet porté par Gérald Darmanin : l’introduction d’un « plaider-coupable » pour les crimes, une évolution majeure de la procédure pénale.
C’est une procédure inspirée des délits. Le « plaider-coupable » existe déjà pour les délits depuis le début des années 2000. Il permet à une personne mise en cause de reconnaître les faits en échange d’une peine négociée, validée ensuite par un juge. La réforme entend étendre ce mécanisme aux crimes, aujourd’hui jugés devant la cour d’assises. Concrètement, trois acteurs discuteraient de la peine : le parquet, l’avocat de la défense et celui de la victime. Un accord serait ensuite soumis à une audience d’« homologation ».
La peine ne pourrait pas dépasser les deux tiers du maximum prévu par la loi. Surtout, la procédure serait beaucoup plus rapide : une demi-journée d’audience, contre plusieurs jours pour un procès classique.
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