Huit familles, dont quinze enfants, dorment depuis trois nuits sur le parvis de l’hôtel de ville de Montpellier. Expulsées le lundi 27 octobre d’un bâtiment désaffecté du 501 rue de la Croix Lavit, qu’elles occupaient depuis deux ans, ces familles soutenues par l’association Solidarité Partagée et le collectif Une école un avenir n’ont reçu, à ce jour, aucune solution de relogement.
La scène se déroule à quelques jours de la trêve hivernale, dans une ville où il manque déjà près de 1 000 places d’hébergement d’urgence. L’expulsion, ordonnée par François-Xavier Lauch, le préfet de l’Hérault, aurait été menée sans heurts apparents, mais ses conséquences humaines restent lourdes. « la première nuit a été difficile, il fait froid », confie une mère de famille, entourée d’enfants scolarisés à Montpellier.
Mardi et mercredi soir, plusieurs dizaines de personnes se sont rassemblées devant la mairie pour demander un abri immédiat. Le collectif Une école un avenir a lancé une pétition dénonçant « la défaillance d’un État qui ne répond plus à ses obligations légales en matière de protection des personnes vulnérables ». Le collectif demande à la mairie d’ouvrir un lieu d’accueil temporaire et a créé un groupe Whatsapp d’organisation logistique.
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