Menaces contre Christophe Rivenq, maire (LR) d’Alès : une vidéo attribuée à la DZ Mafia nie toute responsabilité. Le parquet national anticriminalité organisée (Pnaco) a repris l’enquête tandis qu’une vidéo diffusée ces dernières heures ajoute un nouvel élément au dossier.
Des individus se présentant comme membres de la « DZ Mafia » y nient toute implication dans les intimidations qui ont conduit à l’exfiltration de l’élu par le Raid.
Dans cette vidéo, un homme encagoulé affirme que son organisation « condamne fermement cet acte » et soutient que ces menaces « nuisent énormément à nos affaires », il rejete tout lien avec cette affaire. Les premières inscriptions découvertes au domicile du maire étaient pourtant signées « DZ NG CVN La direction », une appellation présentée comme proche de la DZ Mafia.
À ce stade, l’authenticité de la vidéo ne permet pas d’établir l’identité de ses auteurs ni leur capacité à s’exprimer au nom de cette organisation criminelle. Les autorités n’ont pas réagi à cette diffusion. Les investigations se poursuivent afin d’identifier les auteurs des menaces et de déterminer d’éventuels liens avec les réseaux de narcotrafic.
Rappel des faits
Le 16 juillet, le maire (LR) d’Alès, Christophe Rivenq, a été visé par de graves menaces. Des inscriptions injurieuses ont été découvertes sur les murs de son domicile et une enveloppe contenant deux cartouches de calibre 9 mm a été retrouvée dans sa boîte aux lettres, révélait le Midi Libre le soir même à 22h. Selon le procureur de la République d’Alès, Abdelkrim Grini, l’enveloppe comportait des menaces liées à l’action de la police municipale et était signée « DZ Mafia ».
Une enquête a été ouverte pour menaces et violences sur un élu ainsi que pour outrage. Les investigations ont été confiées au commissariat d’Alès et à la division de la lutte contre la criminalité organisée de Nîmes, avant d’être reprises par le parquet national anticriminalité organisée (Pnaco).
Malgré ces intimidations, Christophe Rivenq a confié interviewé par le Midi Libre qu’il ne renoncerait pas à son engagement contre le trafic de drogue : « Rien ne me fera changer de cap, ni les menaces, ni les balles de 9 mm dans ma boîte aux lettres. »
