Après l’annonce par Sébastien Lecornu de la suspension de la réforme des retraites jusqu’à la présidentielle, le Parti socialiste se retrouve dans une position délicate : entre satisfaction prudente et risque d’apparaître comme le sauveur du gouvernement.
Boris Vallaud, chef de file des députés socialistes, a assuré que son groupe était « prêt à faire le pari du débat » dans l’Hémicycle, ouvrant ainsi la voie à une non-censure du gouvernement Lecornu. « Il faut entendre la colère qui gronde », a-t-il lancé, tout en se félicitant de la victoire partielle que constitue le gel de la réforme.
Mais il prévient : le budget présenté reste « insuffisant et insupportable ». Les socialistes saluent l’abandon du 49.3 et se disent prêts à discuter d’un budget « juste, qui protège les plus fragiles et fait contribuer les plus fortunés ».
À gauche, les réactions divergent. Fabien Roussel évoque « une première victoire », tandis que Manuel Bompard dénonce « une simple temporisation » et appelle le PS à voter la censure. Entre esprit de responsabilité et calcul politique, les socialistes domptés par Lecornu jouent désormais leur crédibilité.




