Des représentantes de la CGT se sont rendues mardi 27 janvier à la mairie de La Grande-Motte afin de rencontrer les agents municipaux, comme le permet le droit syndical. Arrivées poliment pour informer de leur visite, elles se sont pourtant vu opposer une interdiction formelle de la part du Directeur général des services, Jérôme Marck, leur refusant l’accès aux agents municipaux ! « Ailleurs, on a peut-être le droit, mais pas ici ! » Prétend-il avec véhémence.
Aucun trouble, aucune perturbation du service, aucune demande des agents n’a motivé cette décision. Une interdiction administrative sèche, qui interroge sur la conception du dialogue social au sein de cette collectivité.
La CGT a toutefois pu maintenir sa tournée des services extérieurs au bâtiment de la mairie, où les échanges avec les agents ont bien eu lieu. Et si les mots ont parfois été prudents, le climat transparaît clairement entre les lignes, confirmé par les agents rencontrés.
D’autres organisations syndicales sont présentes à la mairie de La Grande-Motte. La question n’est donc pas l’existence du syndicalisme, mais bien la place qu’on accepte — ou non — de lui laisser et de sa capacité à s’exprimer librement.
Empêcher une organisation syndicale de rencontrer les agents n’est jamais anodin. Car si « tout allait vraiment bien », pourquoi redouter la simple parole des salariés ?
La rédaction a tenté de joindre Jérôme Marck, injoignable : « il doit être en réunion, je pense, parce que ça ne répond pas… » à suivre…
