Alors que le Moyen-Orient s’embrase, les marchés financiers mondiaux réagissent. À Wall Street, les principaux indices ont fait preuve d’une étonnante résistance. Lundi 2 mars, le S&P 500 a progressé de 0,04 %, le Nasdaq de 0,36 % tandis que le Dow Jones reculait légèrement de 0,15 %. Mardi 3 mars, les trois indices ont cédé environ 1 %, une baisse limitée au regard de la gravité de la situation géopolitique, explique Nicolas Chapuis correspondant pour Le Monde à New York.
La réaction est bien plus marquée en Asie. La Bourse de Séoul a plongé d’environ 12 %, tandis que Tokyo reculait de près de 4 % mercredi 4 mars. En Europe, les marchés ont d’abord fléchi avant de se redresser légèrement à l’ouverture mercredi, avec un CAC 40 en hausse de 0,45 % et un Dax allemand à +0,65 %.
Le nerf de la guerre et ou guerre des nerfs ? Cette relative stabilité américaine masque en réalité une forte incertitude. Mardi, les indices ont brièvement chuté de 2,5 % en séance avant de rebondir après des annonces de Donald Trump sur la sécurisation du détroit d’Ormuz, route clé pour le commerce mondial du pétrole. L’indice VIX, qui mesure la nervosité des marchés, a grimpé jusqu’à 28 points, son plus haut niveau depuis plusieurs mois.
Les investisseurs peinent à anticiper les conséquences économiques du conflit. Le pétrole, le dollar et les taux obligataires ont monté simultanément, tandis que l’or reculait, un comportement inhabituel en période de crise.
Pour l’instant, Wall Street parie surtout sur une incertitude temporaire. Mais si la guerre perturbait durablement l’approvisionnement mondial en pétrole, l’impact économique pourrait devenir beaucoup plus profond et destructeur.
À retenirLe VIX, souvent appelé « indice de la peur »
Cet indice mesure la nervosité des marchés financiers. Calculé à partir des options du S&P 500, il estime les fluctuations attendues à court terme. Plus il monte, plus les investisseurs anticipent de fortes turbulences.

