Chaque semaine, l’extrême-droite agresse, assassine. Et à chaque fois, il faut répéter que cela n’a rien d’un acte isolé, que cette violence s’épanouit parce que le gouvernement et les médias mainstream propagent un discours raciste et des mensonges éhontés sur les musulmans, les personnes racisées et la gauche. C’est cette rhétorique de la post-vérité qui permet aujourd’hui aux milices d’extrême droite de se sentir intouchables. Cet article est mis à jour et réédité à chaque fois que l’extrême-droite agresse, assassine, prévoit ou commet un attentat.
Pour comprendre à quel point l’extrême droite est un danger mortel, remontons le temps. Certains cadres et adhérents du RN financent, fournissent des armes ou commanditent des meurtres et des attentats. Le racisme, l’antisémitisme et le terrorisme sont bien à l’extrême droite.
– Affaire Claude Herman : ancien du service d’ordre du Rassemblement national (ex-Front national). Il a fourni des armes à Amedy Coulibaly qui a tué cinq personnes lors de l’attentat antisémite de l’Hyper Cacher en 2015. Herman a été condamné à sept ans de prison.
– Affaire Jean-Claude Veillard : ancien candidat du RN au conseil de Paris mis en examen par le parquet antiterroriste pour avoir participé à financer Daesh et Al-Qaïda à hauteur de 13 millions d’euros. Il a supervisé la collaboration de Lafarge avec des groupuscules terroristes en Syrie.
– Affaire Claude Sinké : cet ex candidat RN a tenté, en 2019, d’incendier la mosquée de Bayonne et a tenté d’assassiner deux hommes avec son arme à feu.
– Affaire Thibault Gond Manteaux, investi tête de liste à Strasbourg par le Rassemblement national en 2019, malgré son passé « d’organisateur de ratonnades » dans « l’affaire des kebabs d’Auxerre » entre 2004 et 2005. Il figure parmi les neuf condamnés pour des incendies à caractère raciste commis notamment à l’aide de cocktail molotov.
– Affaire Sébastien Dudognon, ancien secrétaire départemental du Front National de la jeunesse a voulu commettre des attentats à l’explosif. Il a été mis en examen pour association de malfaiteurs terroriste et criminelle.
Federico Martín Aramburú fût lâchement tué par trois militants d’extrême droite : Loïk Le Priol, Romain Bouvier et Lyson Rochemir. Depuis décembre 2022 et malgré sa mise en examen pour complicité d’assassinat, cette dernière n’est plus en prison, elle a été remise en liberté.
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