Réélu sans surprise président de la Métropole de Montpellier ce jeudi 9 avril, Michaël Delafosse a défini au cours d’un long discours son projet pour la collectivité : développement économique, logement, mais aussi gestion des déchets, avec le très polémique incinérateur CSR.
Le vote n’a guère réservé de surprises. Michaël Delafosse a été reconduit à la tête de la Métropole de Montpellier ce jeudi 9 avril avec 89 voix et dix bulletins blancs. Sourires, quand Muriel Ressiguier, Laurent Jaoul et Manu Raynaud ont obtenu une voix chacun. Le président sortant a lui-même souligné la portée du résultat : « Depuis 2008, personne n’avait été reconduit à ce poste. »
Développement économique, priorité affichée
Dans un long discours de cadrage, Michaël Delafosse place la création d’emplois en tête de ses priorités. Il rappelle que le chômage est supérieur de quatre points à la moyenne nationale sur le territoire métropolitain, tout en valorisant les acquis collectifs : quinze piscines, un réseau de tramway présenté comme « exceptionnel », en guise d’attractivité. « Ma priorité absolue, c’est le développement économique, nous devons créer de la richesse et de l’emploi », déclare-t-il. Occasion certainement de doper l’agence de développement économique, rebaptisée en Agence des transitions, présidée par Alex Larue et voulue comme un levier de performance.
Autre enjeu majeur du mandat à venir, selon Michaël Delafosse, celui du logement. Le socialiste annonce un soutien renforcé aux maires pour la production de logements sociaux, face à ce qu’il décrit comme « la pesanteur des procédures ».
Montpellier, capitale du greenwashing thermique ?
Déchets : la « chaudière » CSR comme priorité
C’était sans doute le passage le plus attendu du discours. Sur la gestion des déchets, Michaël Delafosse reconnaît un échec collectif de long terme, sans chercher à en désigner les responsables : « On ne va pas mettre sous le tapis ce qu’on n’a pas réussi à faire en 40 ans. » Son objectif revendiqué : réduire la taxe d’enlèvement des ordures ménagères (TEOM) de 10 %.
Quid des effets sur la santé d’un tel dispositif en pleine ville ? Fidèle à sa ligne, le socialiste défend la transformation de l’usine Amétyst en « chaudière CSR », en insistant sur la distinction de classification avec un incinérateur classique, une nuance que ses opposants contestent. Il annonce un développement du maillage de déchetteries et de ressourceries pour améliorer le tri en amont.
Ton à l’apaisement
Michaël Delafosse conclut ensuite son discours sur une promesse de gouvernance « transpartisane » : « Nous ne mettrons personne au frigidaire parce qu’il aura eu une vision différente. » Il appelle également à tourner la page des rivalités avec les EPCI voisins, entendre : Nîmes et Sète, des rivalités jugées contre-productives, notamment sur des dossiers communs comme la LGV en direction de Perpignan et le RER littoral.
20 vice-président·es :
1 : vice-président : Renaud Calvat
2 : Cyril Meunier, voirie, grands projets structurants
3 : Julie Frèche, mobilités
4 : Florence Brau, eau
5 : Grégoire Delforge, transition écologique
6 : Clara Gimenez, logement, politique de la ville
7 : Stephane Champay, urbanisme
8 : Christian Assaf, développement éco
9 : Fatima Bellaredj, enseignement supérieur emploi et insertion
10 : Hérvé Martin, promotion du sport pour toutes et tous
11 : Eric Penso, culture et promotion de la langue occitane
12 : Jean-Pierre Rico, gestion risques naturels et inondations (GEMAPI)
13 : Jean-François Audrin, gestion du patrimoine de la Métropole
14 : Michelle Cassar, Ressources humaines et dialogue social
15 : Joël Raymond , agriculture et ruralité
16 : Pierre-Marie Carvajal, déchets
17 : Clare Hart, relations internationales
18 : Patrick Hivin, sécurité
19 : Jackie Galabrun-Boulbes, paysages
20 : François Brothier, politique d’achats

