À l’Assemblée nationale, ce mardi 27 octobre, la députée LFI Nadège Abomangoli a livré une intervention offensive après l’attentat raciste de Trappes et de La Verrière. Extrême droite, médias, gouvernement : personne n’est épargné.
« Il s’appelait Penggo Boso Wangi. Il est mort, assassiné à l’âge de 26 ans parce que noir. » Dès les premières secondes, Nadège Abomangoli rappelle les noms des victimes, avant de lancer : « Cela aurait pu être moi, mes enfants, mes parents, mes amis. »
Puis vient l’accusation politique : « C’est un acte prémédité, préparé par des années de matraquage raciste qui installent le suprémacisme blanc dans les têtes, qui désignent des ennemis de l’intérieur à abattre. »
Retailleau, Bergé, Macron : trois noms, trois accusations
La députée dénonce les discours de l’extrême droite, mais aussi leur banalisation par un système médiatique qui leur offre « libre antenne sans contradiction, matin, midi et soir ». Elle interpelle ensuite plusieurs responsables politiques, auxquels elle rappelle des propos qu’elle juge racistes :
« À bas le voile », Bruno Retailleau.
« Le grand remplacement relève du débat politique », Aurore Bergé.
« Le problème de l’hôpital en France, c’est qu’il y a trop de Mamadou », Emmanuel Macron.
Des citations reprises par la députée, « voilà les propos racistes, islamophobes, négrophobes, que des millions de personnes doivent encaisser tous les jours. »
« Et au-delà des paroles, il y a les actes »
Nadège Abomangoli accuse le gouvernement de refuser de combattre les milices d’extrême droite et le racisme systémique dans la police, la justice et l’Éducation nationale.
Pour la députée, condamner un attentat raciste ne suffit pas quand, dans le même temps, des responsables politiques reprennent des discours qui désignent les immigrés, les musulmans ou les Noirs comme des menaces. Elle accuse le pouvoir de dénoncer les violences tout en laissant prospérer les préjugés qui les alimentent. On ne peut pas prétendre combattre le racisme tout en contribuant à le banaliser.
[VIDEO] Une intervention qui ne ménage ni l’extrême droite ni le pouvoir :
🔴🗣️ URGENT | Nadège Abomangoli exige des comptes au Gouvernement après l’attentat raciste à Trappes et La Verrière !
« Il s’appelait Pengo Bossio Wangi, assassiné à l’âge de 26 ans, parce que noir. Ils et elles s’appellent Marwa,
Samba, Ibrahima, Ahmed et Ramatou, 12 ans, criblés de balles parce que noirs, arabes, musulmans.Cela aurait pu être moi, mes enfants, mes parents, mes amis.
C’est, armé par des années de banalisation du racisme que l’assassin a ouvert le feu.
Alors quand allez-vous cesser de normaliser le racisme et les idées d’extrême-droite ? Quand allez-vous enfin vous taire et partir ? »
#DirectAN #QAG
— La France insoumise à l’Assemblée nationale (@FiAssemblee) October 27, 2026
