Jeudi 22 octobre, l’association de défense des libertés constitutionnelles (Adelico) et le Syndicat de la magistrature ont annoncé avoir déposé un recours devant le Conseil d’État, sous forme de référé-liberté, à la suite des déclarations d’Emmanuel Macron sur l’interdiction de certaines manifestations et selon lesquelles seules les manifestations organisées par des syndicats seraient autorisées dans les prochains jours.
Les associations demandent au Conseil d’État de « suspendre l’exécution de la décision du président de la République (…) et de toute instruction prise pour son exécution. » Les associations reprochent également à Emmanuel Macron de faire une distinction entre les organisations syndicales et le reste des citoyens. Selon Maître Soufron, il s’agit d’une distinction discriminatoire.Le Conseil d’État a 48 heures pour statuer sur cette requête.
Dans l’Hérault, de très nombreuses organisations, de la LDH à la Libre Pensée en passant par la France Insoumise, les Ecologistes de la Métropole montpelliéraine, et les syndicats FO-ESR SNUDI-FO SNFOLC dénoncent les atteintes portées au droit de manifester et la logique de surenchère sécuritaire.
Un référé a été déposé pour demander l’annulation des décisions de la préfète, notamment l’interdiction de manifester à Montpellier. Est également vivement contestée la décision de suspendre l’ensemble des cinq lignes de tramway et les bus desservant Montpellier pendant toute la journée de samedi. Prise à la demande de la préfecture, avec l’accord de la Métropole, cette mesure pénalise des dizaines de milliers d’usagers qui dépendent des transports en commun pour travailler, se déplacer ou accéder aux services. Elle a pour objectif et pour conséquence directe d’empêcher de nombreuses personnes de rejoindre les manifestations.
DERNIERE MINUTE : le référé est rejeté par le tribunal administratif de Montpellier qui confirme les décisions de la préfète de l’Hérault : Manifestation interdite de 8 à 22 heures, tramways à l’arrêt, couvre-feu pour les mineurs



