Après six ans d’attente : justice pour Mohamed Gabsi

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image de l'arrestation de Mohamed Gabsi par video surveillance - PHOTO-COMPLEMENT-DENQUETE

Le 8 avril 2020, pendant le confinement, Mohamed Gabsi mourait lors de son interpellation par le groupe de surveillance et d’intervention (GSI) de la police municipale de Béziers. Six ans plus tard, sa famille attend toujours la vérité et la justice.

Ce 12 février, 2026 la Cour d’appel de Montpellier examinera le recours des parties civiles contre la qualification retenue par le juge d’instruction : un seul policier, sur les quatre qui ont procédé à l’interpellation brutale du jeune Mohamed, est mis en cause, pour des violences qualifiées “d’involontaires”, avec un renvoi devant le tribunal correctionnel, comme si la mort de Mohamed relevait d’un simple accident.

Pourtant, les faits sont graves : une interpellation d’une violence extrême, des insultes racistes rapportées, des images qui montrent un agent assis sur la nuque de Mohamed, une trachée rompue, la mort par asphyxie d’un jeune homme qui ne représentait aucun danger. Pendant que la famille de Mohamed attend que justice soit rendue, le policier principal mis en cause n’a jamais été suspendu. Il n’est plus sur la voie publique, mais il est toujours employé par la Ville, affecté à un poste administratif, conservant son salaire de policier municipal, ainsi que la prime de risque, la prime annuelle et même la prime au mérite attribuée par le maire.

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