Samedi 10 mai 2025, dans les rues de Paris, l’impensable s’est une nouvelle fois produit : un millier de militants d’ultradroite, venus de toute l’Europe, ont défilé en plein cœur de la capitale.
Organisé par le Comité du 9-Mai (C9M), ce rassemblement controversé, initialement interdit par la préfecture de police, a finalement été autorisé par le tribunal administratif, au motif que l’édition précédente n’avait donné lieu à aucune poursuite. Une décision qui interroge, car l’iconographie néonazie et les symboles haineux étaient omniprésents ce samedi.
Le cortège, protégé par les CRS, a emprunté les rues du quartier Montparnasse jusqu’à la rue des Chartreux, lieu de la mort accidentelle de Sébastien Deyzieu, militant de l’Œuvre française, tombé d’un toit en 1994 alors qu’il fuyait la police. Ce décès accidentel est depuis devenu le prétexte annuel d’un défilé d’extrême droite qui réunit un amas de groupuscules français et européens. Parmi les participants cette année : des représentants de Dritte Weg (Allemagne), de Légió Hungária (Hongrie), et des figures bien connues de la scène identitaire française comme Marc de Cacqueray-Valménier ou Axel Loustau.
La suite de cet article est réservée aux abonné.es.
Accédez à la suite de l’article
Tous les articles restent en libre accès pendant 7 jours après leur publication. Au-delà, leur lecture intégrale est réservée aux abonné.es. L’abonnement est gratuit.

