Sept manifestations sont annoncées dans l’Hérault jeudi 5 novembre, à l’appel d’une large intersyndicale. Salaires, retraites, services publics, mais aussi défense du droit de manifester : les syndicats entendent prolonger la mobilisation sociale et dénoncent les interdictions préfectorales du 24 octobre à Montpellier.
La CGT, la CFDT, FO, l’Unsa, la FSU, Solidaires et la FA appellent les salarié·es du public et du privé, les jeunes, les retraité·es et les personnes privées d’emploi à une nouvelle journée de grève et de manifestations.
Dans leur communiqué du 27 octobre, les organisations dénoncent la hausse du coût de la vie, la stagnation des salaires et des pensions, les licenciements et les restrictions budgétaires annoncées pour les services publics.
Les syndicats réclament des augmentations de salaires, du Smic, des pensions et du point d’indice des fonctionnaires. Ils demandent également davantage de moyens pour l’éducation, la santé et la transition écologique, ainsi qu’une fiscalité plus juste. Ils réclament une réévaluation des 211 milliards d’euros d’aides publiques aux entreprises.
Le droit de manifester au cœur de la mobilisation
L’intersyndicale prend également position sur les événements du 24 octobre à Montpellier. Elle dénonce les interdictions de manifester décidées par la préfecture : « Si les violences et les dégradations ne peuvent être cautionnées, elles ne sauraient justifier des restrictions générales du droit de manifester. »
Les organisations apportent aussi leur soutien aux mobilisations lycéennes et demandent que les revendications de la jeunesse soient entendues.
Sept rendez-vous dans l’Hérault
- Bédarieux : 10 h 30, Maison des syndicats
- Béziers : 10 h 30, Bourse du travail
- Clermont-l’Hérault : 11 h, allée Roger-Salengro
- Ganges : 11 h 30, place de la Mairie
- Lunel : 11 h 30, place de la République
- Montpellier : 14 h, place Albert-Ier
- Sète : 10 h 30, place de la Mairie
Après la mobilisation du 29 septembre, les syndicats appellent à maintenir la pression sur le gouvernement et le patronat. Cette fois, la défense des libertés publiques figure explicitement parmi leurs revendications.
