Aux JDE, les écologistes présentent une année de combats à l’Assemblée nationale

JDE Les Écologistes présentent une année de combats à l’Assemblée nationale - Photo - LF PLURIELLE INFO
JDE Les Écologistes présentent une année de combats à l’Assemblée nationale - Photo - LF PLURIELLE INFO

Samedi 22 août, à Grenoble, les députés du groupe Écologiste et Social ont présenté le bilan de leur année à l’Assemblée nationale. Parmi eux, Jean-Louis Roumégas, député de l’Hérault, est revenu sur son travail au sein de la commission des Affaires étrangères et sur une conviction : le droit international ne peut varier selon les conflits et les intérêts en jeu.

« Une année de combats pour reprendre le pouvoir sur nos vies » c’est le titre choisi par le groupe Écologiste et Social. Aux Journées d’été des Écologistes JDE, les parlementaires ont fait le compte des batailles menées depuis leur élection en 2024. Pour Jean-Louis Roumégas, une bonne partie de cette année s’est jouée « sur le terrain international ». Membre de la commission des Affaires étrangères, le député de l’Hérault a placé le respect du droit international au centre de son intervention.

Le droit international comme ligne rouge

« Ukraine, Gaza, Soudan, Moyen-Orient » : Jean-Louis Roumégas énumère les crises qui ont marqué ces derniers mois et décrit un monde où « les règles communes sont de plus en plus malmenées. » Son principal reproche porte sur leur application à géométrie variable. La France, estime-t-il, « ne peut invoquer le droit international et les droits humains lorsqu’ils confortent sa position diplomatique et s’en accommoder plus librement lorsqu’ils la contrarient. »

De la Russie à Gaza, de la défense des opposants politiques à celle des défenseurs des droits humains, le député revendique donc la même règle pour tous. Une position qu’il dit avoir portée dans son travail au sein de la commission des Affaires étrangères, au fil des crises et des dossiers internationaux examinés par l’Assemblée.

Défendre une autre voix pour la France

Derrière cette exigence, il y a aussi une certaine idée de la politique étrangère française. Jean-Louis Roumégas défend « une diplomatie qui ne repose pas d’abord sur le rapport de force militaire, mais sur le droit, la coopération internationale et la défense des droits humains. » Il plaide dans cette logique pour préserver les moyens consacrés à la diplomatie, à la solidarité internationale et à l’audiovisuel extérieur. Sur le terrain européen, il défend également « une souveraineté construite par la coopération et la diversification des partenariats. »

Le propos rejoint plus largement celui porté par le groupe Écologiste et Social au cours de ces Journées d’été : ne pas cantonner son bilan à la liste des textes combattus ou des politiques gouvernementales contestées.

Les écologistes veulent aussi mettre en avant ce qu’ils ont tenté de défendre à l’Assemblée, texte après texte, amendement après amendement. Avec, pour Jean-Louis Roumégas : « si le droit international doit protéger les peuples et encadrer les États, il doit s’appliquer de la même manière à tous. »

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