En même temps que fut conçu le parking souterrain de la place Aristide Briand, il avait été décidé par l’équipe de François Commeinhes de reconstruire sur la place Jules Moch toute proche de la salle Brassens auparavant située au dessus du parking des Halles. C’était même une des justifications à la construction de ce 4e parking payant en centre-ville. Mais le projet a pris tant de retard que sa réalisation prévue en même temps que le creusement d’un tunnel de sortie du parking Aristide Briand a de plus en plus de plomb dans l’aile.
Les problèmes techniques qui ont jalonné le chantier du parking, l’explosion de son budget et l’endettement global de la ville rendent sa réalisation très hypothétique. Parallèlement, la succession de canicules apporte la preuve que l’heure n’est plus à couper les arbres, mais au contraire à en replanter, seul moyen naturel de se protéger de la chaleur puisque la différence de température est impressionnante.
« Que préférez-vous à côté de la médiathèque François Mitterrand, place Jules Moch : un jardin public ombragé et accueillant
ou une salle polyvalente aggravant encore l’artificialisation de ce quartier ? » Ainsi commence la pétition lancée par une citoyenne connue pour ses engagements à Greenpeace et à Bancs Publics.
Elle constate qu’«avec l’aggravation du dérèglement climatique, les pics de chaleur seront de plus en plus fréquents dans les années à venir et les Sétois et Sétoises vivant en centre-ville en souffrent déjà. Par conséquent, pour notre santé physique et mentale, il est impératif de sauvegarder et d’accroître les espaces de nature boisés en ville. Cela impose de revoir certains projets de construction devenus obsolètes, voire nocifs. »
Or l’ancien parc de stationnement de la place Jules Moch, en passe de devenir une décharge de détritus, est le dernier îlot de nature du quartier . Il dispose déjà de quelques grands arbres poussant en pleine terre, une « richesse qu’il est important de protéger » pensent tout·es celleux qui ne sont pas parvenus à sauver ceux de la Place Aristide Briand. Les idées ne manquent pas pour créer sur place un espace vert qui offrirait « un écosystème fonctionnel ».
Des enfants dessinent les jardins de leurs rêves, des citoyen·nes font appel à l’Intelligence artificielle pour imaginer ce que pourrait être un beau parc. L’initiatrice de la pétition plaide pour remettre en état la fontaine et pour ajouter des sièges à l’ombre des arbres présents et de ceux qui pourraient être plantés après avoir débitumé les anciennes places de parking…
Ce qui constituerait un projet plus écologique et moins onéreux que celui de la construction d’une salle polyvalente peu désirée en centre-ville.
