Ce mondial du fric, des règles aménagées pour les marchands, des ingérences politiques insupportables et des décisions arbitrales contestables s’achève malgré tout sur la victoire de la solidarité.
Car c’est l’équipe la plus solidaire sur le terrain, l’équipe au jeu le plus collectif, d’un des pays les plus solidaires à l’international, qui a gagné ! Et – tout un symbole – contre un des pays au gouvernement les plus réactionnaires du monde.
Les marchands s’en sont mis plein les poches, certes.
Les joueurs espagnols nous en ont mis plein les yeux.
Qu’ils gardent leurs dollars dépréciés et s’étouffent avec.
Nous garderons la fraîcheur du jeu espagnol pour respirer un peu mieux.
Les guerres ne vont pas s’arrêter, la misère ne va pas disparaître, les injustices ne vont pas se diluer parce que l’Espagne a gagné. Reste que si le mercantilisme a gagné des sous, c’est la solidarité qui a gagné les cœurs.
