Journal d’extrême droite Frontières : un financement sans frontière

Le média StreetPress vient de révéler que Erik Tegnér, patron du média d’extrême droite Frontières, récemment comdamné pour avoir jeté en pâture des avocats en droit des étrangers, aurait officié en tant qu’agent d’influence étrangère au profit de Viktor Orbán. 

4 200 euros par mois, c’est le montant qu’Erik Tegnér, président du média identitaire Frontières, a touché, selon les révélations de StreetPress, pour diffuser l’idéologie illibérale de l’ancien premier ministre de la Hongrie. Au cœur de l’affaire, le think tank Danube Institute (DI), une officine d’influence et de propagande de l’ex-gouvernement Orbán qui aurait signé en 2021, un contrat avec Erik Tegner.

Selon StreetPress, un accord a été trouvé avec les Hongrois via la société Morphéa Partners, créée par ErikTegnér. De 2020 à 2021 auraient été versés près de 40 000 euros. Le média assure que les fonds ont servi à financer les débuts du nouveau média, Livre Noir, devenu Frontières et d’établir des relations avec 17 médias de la presse conservatrice (Le Figaro, Valeurs Actuelles, Le Point…) afin d’assurer la diffusion mensuelle de plusieurs articles préparés par le Danube Institute.

Erik Tegnér conteste le montant , mais pas l’existence d’un contrat, alors qu’il en avait pourtant nié l’existence lors de son audition au Sénat, dans le cadre de l’enquête sur « les zones grises de l’information ».

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