Les parents d’élèves de l’école maternelle et élémentaire Émile Combes, dans le quartier Celleneuve à Montpellier, ont bloqué l’établissement ce lundi 22 juin pour protester contre une nouvelle fermeture de classe annoncée pour la rentrée 2026. Ils dénoncent une décision prise malgré une hausse des effectifs, passés de 142 élèves cette année à 152 inscrits pour la prochaine rentrée.
Selon les représentants des parents, cette suppression conduirait à des classes pouvant atteindre 27 élèves en maternelle, avec la création envisagée d’un niveau mixte grande section-CP et la perte d’une ATSEM. Ils alertent également sur une situation jugée particulièrement fragile, affirmant que près de 30 % des élèves présentent des besoins éducatifs particuliers.
Les parents pointent aussi l’instabilité de l’équipe éducative, marquée par plusieurs changements de direction en trois ans et un important renouvellement des enseignants. Ils demandent au directeur académique des services de l’Éducation nationale (DASEN) de revenir sur cette fermeture, qu’ils estiment incompatible avec les réalités du terrain et les besoins de l’école. Ils dénoncent enfin l’intervention des forces de l’ordre lors du blocage, jugée disproportionnée.
Dans un communiqué diffusé ce lundi, le syndicat SNUDI-FO 34 a dénoncé l’intervention de la police nationale et municipale devant l’école Émile Combes lors de la mobilisation des parents. Le syndicat affirme avoir été informé de la présence de plusieurs véhicules de police et évoque la possibilité d’une intervention des CRS qui aurait été mentionnée sur place. Estimant que les mobilisations contre les fermetures de classes sont « légitimes », le SNUDI-FO 34 demande des explications aux autorités et des garanties qu’une telle intervention ne se reproduira pas. Le syndicat réaffirme son soutien aux enseignants et aux parents mobilisés contre la suppression annoncée d’une classe à la rentrée 2026.




