Un nouveau mouvement politique, baptisé Les Verts Populaires, a officiellement annoncé son lancement national lundi 20 avril 2026 à Paris, en revendiquant une « écologie de rupture » et une ligne ancrée à gauche, sans compromis avec la social-démocratie.
Porté notamment par Julia Mignacca et Richard Marion, le collectif affirme vouloir « agir au plus près des gens », et s’attacher prioritairement les quartiers populaires et les territoires délaissés. « Nous portons une écologie qui part de la vie réelle : logement, santé, travail, transports, alimentation, énergie », ont-ils déclaré, estimant que « l’écologie ne réussira pas si elle est vécue comme une contrainte sociale ».
S’inscrivant dans la dynamique du Nouveau Front Populaire (NFP), le mouvement revendique déjà le soutien d’environ 1 000 signataires à une tribune nationale défendant une ligne plus radicale. Il critique frontalement la stratégie actuelle des Écologistes, notamment leur processus de primaire. « Face à l’extrême droite aux portes du pouvoir, faire le jeu des divisions pour satisfaire quelques égos, c’est irresponsable », a lancé Julia Mignacca.
Les Verts Populaires dénoncent également un recul des fondamentaux historiques de l’écologie politique dans le débat public. « On parle d’écologie, mais on ne retrouve plus ses combats historiques », a estimé Richard Marion, appelant à replacer au cœur du projet la gestion de l’eau et de l’énergie comme biens communs, ainsi que la lutte contre les grands projets jugés inutiles.
Le mouvement entend structurer son implantation dans les prochaines semaines, avec une convention nationale annoncée fin mai, suivie d’assises dédiées à « l’écologie populaire et au municipalisme » fin juin.