Le train à 1€ le premier weekend du mois est un formidable laboratoire pour tester les motivations en termes de mobilité. Je suis en route pour Perpignan, depuis Sète, avec mon vélo léger. Comme il fallait s’y attendre, le train est bondé, et le nombre de vélos dépasse la capacité des rames.
Au minimum une centaine de voyageurs debout dans les allées, peut-être plus, et j’en suis. C’est très inconfortable et malencontreux, mais cela prouve au moins une chose : une grande proportion de la population est prête à prendre le train, dès lors que des tarifs très attrayants sont proposés. On peut penser que le TER d’aujourd’hui transporte le double de passagers que le même TER en temps normal, sans réduction.
Si les français sont prêts à faire Sète Perpignan pendant 1 heure et 45 mn debout dans un train, c’est que le coût d’un voyage n’est pas anodin. De 20 à 45 euros en temps normal, soit de 40 à 90 euros l’aller retour. Alors, dès qu’une offre à prix réduit est proposée, c’est l’effet d’aubaine. Et c’est tant mieux. Mais la vraie question, c’est celle de la répartition des crédits alloués au transport ferroviaire. Et notamment du siphonnage de ces crédits par les lignes grande vitesse.
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