Trois écoles menacées à Sète : la riposte grandit

Enveloppes des lettres au Dasen ou Le cri du coeur des eleves - Photo - DR
Enveloppes des lettres au Dasen ou Le cri du coeur des eleves - Photo - DR

Suite à l’annonce des fermetures de classes à la rentrée prochaine dans les écoles Renaissance, Arago et Michelet de Sète, une centaine de courriers de parents inquiets partent au DASEN (directeurs académiques des services de l’éducation nationale) avec les dessins d’enfants des écoles concernées tandis qu’un appel à la grève et au rassemblement est lancé pour mardi matin place de la mairie .

Cette décision de fermetures de classes fait craindre à toute la communauté éducative une baisse de la qualité d’apprentissage, notamment pour les élèves en situation de handicap et les élèves à besoins particuliers (TDH, TDAH, les « dys »). Il y aurait en effet onze élèves en classe ULIS et 57 élèves à besoins particuliers pour la seule école Renaissance. Le niveau dans ces trois établissements est considéré comme encore bon et l’annonce du rectorat va avoir des conséquences très négatives.

Ces dessins envoyés au Dasen, c’est le « cri du cœur de nos enfants », préviennent les parents concernés. Ils ne sont pas les seuls en colère. Mardi prochain, trois écoles au moins seront fermées et des enseignants seront grévistes dans toute la ville en réponse au silence de l’inspectrice de circonscription.
Les écoles Renaissance et Michelet seront fermées, car les enseignants sont tous grévistes. Les enseignants d’Arago sont également tous grévistes cependant l’école restera ouverte, car Mme Lemoine l’inspectrice de circonscription, a sorti du chapeau deux remplaçants (à des maîtresses en arrêt de travail), chose qu’elle n’est pourtant pas capable de faire au quotidien.

L’école Jean Macé est également fermée et de nombreux enseignants et animateurs d’autres écoles de la ville sont également grévistes en soutien aux écoles menacées. La pétition lancée à l’annonce des fermetures de classe réunit déjà plus de 600 signatures.

Cette pétition demande « des solutions concrètes et réalisables. Les autorités éducatives devront suspendre la fermeture et ouvrir un dialogue public dans les deux semaines qui suivent. Une commission locale composée de parents, d’enseignants et d’experts devra analyser les effectifs réels, les besoins spécifiques des élèves et les impacts sociaux. Des alternatives devront être étudiées, comme le redéploiement de moyens, la révision des critères de fermeture et le renforcement des dispositifs d’aide aux élèves en difficulté. La municipalité et l’académie devront s’engager à publier les chiffres et les critères utilisés, et à proposer un calendrier transparent pour toute décision future. »

Parmi les signataires, un couple de parents s’indigne : « Avec l’alibi de la baisse démographique, le gouvernement Macron-Lecornu mène une vaste opération de la destruction de l’école publique. Alors que cette baisse devrait être l’occasion de donner un peu de respirations aux écoles, de rattraper les retards accumulés, d’améliorer la qualité de l’enseignement ». Une maman : « Où est le maintien des 4 000 postes d’enseignants que le PS prétendait avoir obtenus contre sa non-censure du budget ? »

Rendez-vous est donné mardi 7 avril de 10h à 13h pour exprimer « peur et colère » devant la mairie . Suite à une demande d’audience effectuée par les parents d’élèves, une rencontre avec le maire est prévue en attendant celle demandée à l’inspectrice de circonscription.

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