Sénateur de l’Hérault depuis 2014, Jean-Pierre Grand a annoncé sa candidature à sa réélection en vue du scrutin de septembre 2026, quelques jours après la séquence municipale. Dans ce département, quatre sièges sont en jeu, élus par un collège de grands électeurs composé majoritairement d’élus locaux.
L’ancien maire de Castelnau-le-Lez entend s’appuyer sur ce socle pour repartir en campagne. « Défendre les collectivités locales » c’est son positionnement, une ligne classique dans une élection où le lien avec les maires et les territoires pèse davantage que les logiques partisanes nationales, bien que le choix budgétaire de sabrer dans les budgets des collectivités relève bien de décisions politiques nationales.
Dans l’Hérault, l’équilibre politique du Sénat reste composite. Aux côtés de Jean-Pierre Grand siègent Christian Bilhac, Hussein Bourgi et Henri Cabanel, reflétant une diversité de sensibilités entre PS, centre, droite et indépendants, si toutefois ces nuances ont un sens. Dans ce contexte, la stratégie du sénateur sortant consiste à se présenter comme une voix singulière, affiliée au parti Horizons fondé par Édouard Philippe, espérant que les grands électeurs n’opteront pas pour la double sanction après la perte par son héritier de la maire de Castelnau-le-Lez.
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