À 20 heures, les chaînes de télévision annoncent des « résultats » des municipales. En réalité, il s’agit d’estimations construites à partir de données partielles, mais bien réelles.
Dans une quinzaine de villes tests, des correspondants transmettent en continu des informations : participation, puis premières tendances dès 200 bulletins dépouillés, avant les résultats complets bureau par bureau. Ces données alimentent un modèle statistique qui compare chaque bureau à ses résultats passés, afin d’identifier les reports de voix et projeter une tendance à l’échelle de la commune.
Contrairement aux sondages, ces estimations reposent sur des votes réellement exprimés. Le modèle s’affine à mesure que les remontées se multiplient, jusqu’à se stabiliser. C’est ce critère de stabilité qui fait la fiabilité : Ipsos estime une marge d’erreur d’environ 0,5 point.
Les premières projections peuvent ainsi être diffusées entre 20h05 et 21h10. Si elles ne sont pas des résultats définitifs, elles offrent néanmoins une photographie très proche de la réalité électorale.

