Mathilde Panot : « Changer de politique est pour beaucoup une question de vie ou de mort »

Mathilde Panot aux AMFIS 2026 - Photo - PLURIELLE INFO
Mathilde Panot aux AMFIS 2026 - Photo - PLURIELLE INFO

Loin des plateaux et des tribunes, Mathilde Panot est venue à la rencontre des journalistes en salle de presse des Amfis 2026… Dans une ambiance attentive, détendue et presque feutrée, elle a égrainé son propos politique d’anecdotes vécues avec une émouvante sincérité.

Ainsi raconte-t-elle avoir été interpellée sur un marché par une dame d’un certain âge qui lui déclare tout de go « Vous, quand je vous vois à la TV, vous me hérissez ! » Au bout d’une heure de discussion à bâton rompu, ladite dame est repartie avec l’intention de voter LFI et Mélenchon. Cela montre pour la présidente du groupe à l’Assemblée nationale que c’est « une par une qu’on peut et qu’on va gagner des voix« , parfois celles a priori très éloignées politiquement, souvent très proches familialement : « un frère, une sœur, un oncle, une tante » que l’on peut convaincre qu’il n’y a pas d’autres choix possibles pour arrêter les politiques en œuvre depuis des décennies qui mènent à la catastrophe sociale et climatique. Tous les échanges des Amfis ont cette ambition d’aider les militant·es à mener une campagne électorale reposant sur des contacts directs, sur la conviction et l’argumentation.

Si les chiffres officiels ne sont pas encore connus, Mathilde Panot rappelle que la canicule a fait au moins 7 000 morts directement attribuables à la température. Un gouvernement insoumis n’aurait certes pas évité la canicule « mais les morts, oui ». Une politique de rénovation des logements, une politique de santé publique, une politique de justice sociale auraient protégé les plus pauvres et les plus vulnérables. Très remontée après un gouvernement qui non seulement n’a rien fait en matière climatique, mais qui a mis les services publics à l’os, y compris ceux en charge de la sécurité, elle rappelle que pour 54 millions économisés par Attal sur l’achat de Canadairs, c’est des centaines de millions de dégâts causés par les incendies.

« Les riches n’ont pas besoin de politique« , remarque-t-elle car ils la manipulent, la maîtrisent pour défendre leurs intérêts et eux peuvent acheter à n’importe quel prix les conditions matérielles de leurs existences. Pour les autres, tous les autres, il faut changer radicalement : « la politique est une question de vie ou de mort ». Rappelant que sur les 1000 morts « sans maison » de 2025, il y avait un bébé de 11 jours, elle répète  d’une voix tremblante « la mort à la rue d’un bébé de 11 jours, ça, nous ne l’acceptons pas, nous ne l’accepterons jamais. Pour nous, la politique n’est pas un jeu. C’est la vie des gens. C’est pour cela qu’il faut gagner. »

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