L’interview politique 15 MINUTES CHRONO avec Max Muller

Max Muller, l'interview politique 15 minutes chrono - Photo - LAB_ PLURIELLE INFO
Max Muller, l'interview politique 15 minutes chrono - Photo - LAB_ PLURIELLE INFO

L’interview politique 15 MINUTES CHRONO, une émission d’Élian Barascud (Le Poing) et Jean-Philippe Vallespir (Purielle info).

Révolution Permanente se lance pour la première fois dans la bataille municipale à Montpellier. Le mouvement trotskiste, né en 2021 d’une scission du Nouveau Parti anticapitaliste, présente Max Muller, éducateur spécialisé, syndicaliste CGT et militant engagé dans les luttes sociales locales.

Travailleur social auprès des jeunes dans le quartier populaire de La Paillade, il s’est fait connaître l’an dernier lors de la mobilisation contre les coupes budgétaires dans le secteur social. « On a mené des mois de lutte et on a réussi à faire reculer le département sur des suppressions de postes », rappelle-t-il dans son interview.

Une candidature de lutte

Sa candidature se veut d’abord une « candidature de lutte ». « Ce n’est pas antinomique pour des révolutionnaires de participer aux élections. Ce serait dommage de laisser aux autres partis le luxe d’occuper seuls cet espace », affirme-t-il.

[VIDEO] L’interview politique 15 MINUTES CHRONO avec Max Muller :

Au cœur de son diagnostic : la crise sociale et le logement. « Quand je vois le taux de misère dans certains quartiers et la difficulté à se loger dignement à Montpellier, c’est une urgence », explique-t-il, « c’est la réalité de beaucoup de gens. »

Un ville à deux vitesses

Très critique à l’égard du maire sortant Michaël Delafosse et du Parti socialiste, au pouvoir dans la ville depuis plusieurs décennies, Max Muller dénonce « une ville à deux vitesses » et l’usage de l’argent public pour soutenir les entreprises. « Des millions d’euros sont dépensés pour des projets faits pour et par le patronat », il cite notamment les projets urbains de Cambacérès ou de Med Valley.

Son programme repose des mesures radicales qui veillent à rééquilibrer toutes formes d’injustice : « La première urgence, c’est la réquisition des 15 000 logements vides à Montpellier ». Il propose aussi « l’arrêt total des subventions au patronat pour financer massivement le service public ».

Des élus révocables

La liste défend également une transformation du fonctionnement démocratique local : « Les élus doivent être révocables et payés au salaire d’une infirmière ou d’un travailleur social, pas plus ».

Enfin, sur la sécurité, sa position tranche avec la majorité municipale : « Nous sommes pour le désarmement de la police municipale et la dissolution de certaines brigades ». Pour lui, « le tout-sécuritaire ne réglera pas les causes sociales qui poussent certains jeunes vers les réseaux ».

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