Contrairement à ce que racontent les tabloïds dont la mafieuse Mimi Marchand tire les ficelles, Brigitte Trogneux n’a pas rencontré Macron à Henri IV quand il avait 17 ans, mais quand il en avait 14 et elle 38 alors qu’elle était sa professeure de théâtre au collège. Voilà, c’est déjà une histoire assez glauque comme ça, une histoire de pédocriminalité où une professeure ayant autorité sur un mineur de moins de 15 ans, entame une « relation » avec ce dernier.
Mais aussi glauque que cette histoire soit-elle, elle ne plaît pas à toute la communauté des complotistes antiwokes. Pourquoi ? Parce que Brigitte est une femme blanche, hétéro, bourgeoise. Alors partant des contrées d’extrême droite française, en passant par la Russie transphobe jusqu’aux abrutis MAGA des USA : la rumeur, qui viendrait salir la communauté LGBTQ+, se répand.
Brigitte Trogneux, celle qui a pratiqué le détournement de mineur et abusé de son autorité, serait en fait « Jean-Michel » et donc transgenre. Voilà une théorie du complot parfaite pour les affabulateurs du « péril woke ». Une pierre, deux coups : une femme blanche, hétéro, bourgeoise ne peut pas avoir commis un acte pédophile, mais une personne de la communauté LGBTQ+ : oui. C’est l’équivalent du mythe raciste véhiculé par Némésis : « les migrants sont tous des violeurs, pas les blancs bien souchiens ».
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