C’est désormais officiel. Le Géoparc Terres d’Hérault vient d’obtenir le label « Géoparc mondial UNESCO », une reconnaissance internationale validée le 23 avril 2026 par le Conseil exécutif de l’UNESCO à Paris. Une consécration pour ce vaste territoire de 111 communes qui retrace près de 540 millions d’années d’histoire géologique.
Porté par le Département de l’Hérault, le projet rassemble collectivités, scientifiques, associations, acteurs touristiques et habitants autour d’un objectif commun : protéger et valoriser un patrimoine naturel exceptionnel tout en développant un tourisme durable.
« L’obtention du label Géoparc mondial de l’UNESCO vient aujourd’hui concrétiser un travail collectif », s’est félicité le président du Département, Kléber Mesquida. « Ce label Géoparc est l’accomplissement d’une ambition forte, mais aussi le commencement d’une nouvelle étape de ce projet, qui rayonnera et fera rayonner notre territoire pour de nombreuses années à venir. »
Le Géoparc Terres d’Hérault devient ainsi le 10e territoire français labellisé par l’UNESCO dans cette catégorie. Il rejoint un réseau mondial de 229 géoparcs répartis dans 50 pays.
Le périmètre couvre 2 046 km² entre Salagou, Caroux, cirque de Navacelles, gorges de l’Hérault ou encore Saint-Guilhem-le-Désert. Au total, 58 géosites remarquables ont été identifiés sur ce territoire marqué par les ruffes rouges du Salagou, les reliefs volcaniques, les grands causses calcaires ou les anciennes zones minières du bassin de Graissessac.
Pour Kléber Mesquida, le Département avait vocation à fédérer cette dynamique : « j’ai proposé que le Département conduise la démarche Géoparc Terres d’Hérault afin qu’il obtienne le label UNESCO car il m’a semblé que nous étions l’institution qui pouvait fédérer l’ensemble des acteurs : communes et intercommunalités, associations, professionnels… ».
Au-delà de la reconnaissance scientifique, les élu·es mettent en avant les retombées économiques et touristiques attendues. « Cette labellisation est donc une formidable opportunité pour dynamiser le géotourisme, et plus largement un tourisme éco-responsable. C’est un atout majeur pour l’économie locale ! », souligne Jean-Louis Gely, vice-président délégué au tourisme.
La candidature avait été préparée depuis 2024 avec un dossier d’une centaine de pages, avant une mission d’évaluation de terrain menée en juin 2025 par deux experts mandatés par l’UNESCO.
Le label est attribué pour 4 ans. Le territoire devra ensuite passer une nouvelle phase d’évaluation pour conserver cette reconnaissance internationale.
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