Changement d’heure : une heure perdue, un débat qui n’avance pas

Alarm clock - Photo - PIRO4D
Alarm clock - Photo - PIRO4D

À 2 heures du matin, dans la nuit du 28 au 29 mars, la France a collectivement perdue une heure de sommeil. Officiellement, il était 3 heures. Officieusement, ce sera surtout l’heure où tout le monde se demandera pourquoi on fait encore ça.

Instauré en 1976 après le choc pétrolier, le changement d’heure devait permettre d’économiser de l’électricité. Presque cinquante ans plus tard, le gain existe toujours… mais il devient franchement symbolique : environ 0,07 % de la consommation totale selon l’Ademe. Autrement dit, on dérègle nos horloges biologiques pour économiser l’équivalent de quelques ampoules bien éteintes.

Pendant ce temps, les effets secondaires, eux, ne sont pas symboliques : sommeil perturbé, fatigue, et même un pic d’accidents de la route observé après certains changements d’heure. De quoi transformer un simple réglage de montre en expérience collective un peu bancale.

Le plus ironique ? Tout le monde ou presque est d’accord pour arrêter. En 2018, 84 % des Européens consultés s’étaient prononcés pour la fin du dispositif. Mais faute d’accord entre États sur l’heure à garder, le dossier reste bloqué.

En résumé : on sait que ça ne sert plus vraiment, on veut arrêter… mais ce dimanche, il faudra quand même avancer sa montre. Parce qu’en Europe, on peut changer d’heure, mais pas d’avis.

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