Canal+ va devoir répondre devant la justice. La Ligue des droits de l’homme et la CGT Spectacle ont annoncé, ce samedi 23 mai, engager une action judiciaire à Nanterre contre le groupe audiovisuel après les déclarations de son président du directoire, Maxime Saada.
Celui-ci avait affirmé ne plus vouloir travailler avec les signataires d’une tribune anti-Bolloré publiée le 11 mai dans Libération.
Les deux organisations dénoncent une « discrimination » visant les professionnels du cinéma ayant critiqué « l’emprise grandissante de l’extrême droite » et la concentration des médias autour de Vincent Bolloré. « Canal+ comparaîtra devant la justice pour avoir violé la loi », écrivent-elles dans un communiqué.
Sur franceinfo, l’avocat et vice-président de la LDH Arié Alimi estime que « la discrimination est consommée » dès lors que producteurs et financeurs pourraient hésiter à collaborer avec les signataires pour préserver leurs relations avec Canal+, acteur majeur du financement du cinéma français.
Dans ce climat de tensions, la CGT Spectacle prévoit un rassemblement le 30 mai devant l’Olympia, propriété du groupe Bolloré, afin de dénoncer un « climat de peur » dans le secteur culturel.



